Sketches of Argentina

Ask me anything   Images et impressions d'un voyage à Buenos Aires et quelques autres endroits en Argentine

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— il y a 1 semaine
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— il y a 1 mois
Caballito, août 2011.

Caballito, août 2011.

— il y a 1 an
#pura argentina 
Un samedi après-midi au Parque Las Heras, Palermo, septembre 2011.
Le football, populaire en Argentine jusque dans les quartiers aisés.
Sa pratique est à son l’apothéose le week-end. Mais à vrai dire les Argentins ne s’arrêtent jamais vraiment : quand ils n’y jouent pas, ils le regardent religieusement (car il y a toujours au moins 2 chaînes qui couvrent le sujet sous forme de matches en direct, de débats ou de rediffusions, à n’importe quelle heure de la journée). Et quand ils ne le regardent pas, ils y pensent ou en rêvent probablement.
A l’heure du déjeuner, où je travaille, une télé est opportunément installée, qui relate les résultats, dévoile les tactiques, amplifie les états d’âme des stars. Tout çà prend des proportions importantes sinon vitales: les visages sont absorbés et graves, les commentaires assurés mais la passion y est moins critique qu’ailleurs: les Argentins savent reconnaître le beau jeu et hochent la tête avec une approbation sonore et bienveillante quand les actions sont hardies, même venant de l’adversaire.
Qui ne fait pas partie d’un club, ne vibre pas aux exploits d’une équipe (nationale ou du barrio), ni ne joue même à l’occasion après l’école ou le bureau est regardé comme un phénomène infiniment étrange.
Résistant à une incroyable pression, je suis resté cohérent avec mon indifférence sportive initiale. Je n’ai pas touché un ballon sur le continent roi du football, au pays de Maradona. Mais j’ai été profondément fasciné par cette passion argentine.

Un samedi après-midi au Parque Las Heras, Palermo, septembre 2011.

Le football, populaire en Argentine jusque dans les quartiers aisés.

Sa pratique est à son l’apothéose le week-end. Mais à vrai dire les Argentins ne s’arrêtent jamais vraiment : quand ils n’y jouent pas, ils le regardent religieusement (car il y a toujours au moins 2 chaînes qui couvrent le sujet sous forme de matches en direct, de débats ou de rediffusions, à n’importe quelle heure de la journée). Et quand ils ne le regardent pas, ils y pensent ou en rêvent probablement.

A l’heure du déjeuner, où je travaille, une télé est opportunément installée, qui relate les résultats, dévoile les tactiques, amplifie les états d’âme des stars. Tout çà prend des proportions importantes sinon vitales: les visages sont absorbés et graves, les commentaires assurés mais la passion y est moins critique qu’ailleurs: les Argentins savent reconnaître le beau jeu et hochent la tête avec une approbation sonore et bienveillante quand les actions sont hardies, même venant de l’adversaire.

Qui ne fait pas partie d’un club, ne vibre pas aux exploits d’une équipe (nationale ou du barrio), ni ne joue même à l’occasion après l’école ou le bureau est regardé comme un phénomène infiniment étrange.

Résistant à une incroyable pression, je suis resté cohérent avec mon indifférence sportive initiale. Je n’ai pas touché un ballon sur le continent roi du football, au pays de Maradona. Mais j’ai été profondément fasciné par cette passion argentine.

— il y a 1 an avec 1 note
#Palermo  #foot  #pura argentina 
Jour d’examens au Colegio Nacional de Montserrat, Cordoba, début décembre 2011.
Dans ce bâtiment de la Manzana Jesuitica (Patrimoine de l’Humanité) où tout respire l’esprit de découverte si intimement lié au Nouveau Monde, les étudiants patientent, révisent, sont examinés. Le présent ravive les mosaïques et les arcades centenaires, insuffle du réconfort dans les austères salles d’études monastiques qui auraient pu rester figées ou disparaître.
Au moment d’en sortir, impressionné par tout cet imprégnant passé, 2 étudiants attendent, dans une tenue plus solennelle que leur nonchalante posture. Et une jeune fille qui franchit le halo lumineux du seuil de l’université, attire et croise instinctivement le regard de celui qui a l’air plus rebelle.
Un (r)appel de la jeunesse et de l’été de cette belle ville de Cordoba.

Jour d’examens au Colegio Nacional de Montserrat, Cordoba, début décembre 2011.

Dans ce bâtiment de la Manzana Jesuitica (Patrimoine de l’Humanité) où tout respire l’esprit de découverte si intimement lié au Nouveau Monde, les étudiants patientent, révisent, sont examinés. Le présent ravive les mosaïques et les arcades centenaires, insuffle du réconfort dans les austères salles d’études monastiques qui auraient pu rester figées ou disparaître.

Au moment d’en sortir, impressionné par tout cet imprégnant passé, 2 étudiants attendent, dans une tenue plus solennelle que leur nonchalante posture. Et une jeune fille qui franchit le halo lumineux du seuil de l’université, attire et croise instinctivement le regard de celui qui a l’air plus rebelle.

Un (r)appel de la jeunesse et de l’été de cette belle ville de Cordoba.

— il y a 1 an
#cordoba 
Le Patriarche littéraire d’une nation.
Au moment où Buenos Aires et la grande Avenida frémissent, il les contemple d’un regard narquois ou interpellé, tout fourmillant d’une sage intelligence, derrière de classiques montures qui ne disent rien de son infirmité.
Et éternel.

Le Patriarche littéraire d’une nation.

Au moment où Buenos Aires et la grande Avenida frémissent, il les contemple d’un regard narquois ou interpellé, tout fourmillant d’une sage intelligence, derrière de classiques montures qui ne disent rien de son infirmité.

Et éternel.

— il y a 1 an avec 3 notes
#9 de julio  #icones 
Cafayate, haut lieu du pinard argentin, en décembre.
Dans cette province pauvre, le village est carrément pimpant, même si on y bouffe souvent un peu de poussière.
A côté des pick-ups rutilants et des berlines vit un parc automobile d’une génération hautement glorieuse : de vaillantes Renault 9, 11, 12 ou 14 sillonnent dans leur jus les rues argentines, tandis que de superbes Falcon attirent fréquemment le regard et que les Fuego et les 2 CV se trouvent presque partout.
A Cafayate comme dans le reste du pays, les gens savent faire durer leurs voitures (un chauffeur de taxi me disait qu’un moteur ne rendait pas l’âme avant 500.000 kms en moyenne), pour l’extrême contentement des visiteurs nostalgiques, surtout quand ils sont français.

Cafayate, haut lieu du pinard argentin, en décembre.

Dans cette province pauvre, le village est carrément pimpant, même si on y bouffe souvent un peu de poussière.

A côté des pick-ups rutilants et des berlines vit un parc automobile d’une génération hautement glorieuse : de vaillantes Renault 9, 11, 12 ou 14 sillonnent dans leur jus les rues argentines, tandis que de superbes Falcon attirent fréquemment le regard et que les Fuego et les 2 CV se trouvent presque partout.

A Cafayate comme dans le reste du pays, les gens savent faire durer leurs voitures (un chauffeur de taxi me disait qu’un moteur ne rendait pas l’âme avant 500.000 kms en moyenne), pour l’extrême contentement des visiteurs nostalgiques, surtout quand ils sont français.

— il y a 2 ans avec 3 notes
#Cafayate 
Buenos Aires a son quartier chinois, situé à Belgrano. Quoiqu’il soit lilliputien comparé à ce qui se trouve avenue de Choisy, puisque 2 cuadras suffisent pour en faire le tour. Comme partout, on y trouve commerces de gros, bazars à babioles, restaurants, temples. La balade est courte mais amusante, le temps de voir comment se fond l’architecture locale dans un habit plus oriental.

Buenos Aires a son quartier chinois, situé à Belgrano. Quoiqu’il soit lilliputien comparé à ce qui se trouve avenue de Choisy, puisque 2 cuadras suffisent pour en faire le tour. Comme partout, on y trouve commerces de gros, bazars à babioles, restaurants, temples. La balade est courte mais amusante, le temps de voir comment se fond l’architecture locale dans un habit plus oriental.

— il y a 2 ans avec 6 notes
#Belgrano  #Barrio Chino 
Publicité évènementielle pour la Coupe du Monde de Rugby 2011, au croisement de Santa Fe et Callao, en septembre.
Comme en France, le rugby est surclassé ici en popularité par le football (sans blague?), mais dans des proportions encore plus nettes. Même la Coupe suscite un intérêt relativement modéré, au point que les gens préfèrent parler du dernier match du Torneo. La performance modeste de l’équipe albiceleste n’a fait qu’alimenter cette relative indifférence, bien qu’ESPN ait consciencieusement couvert l’évènement.
Reste ce beau poster et ce fier slogan, qui jouent opportunément sur le sentiment et les couleurs nationales, affichées sans complexe ni arrière pensée dans ce pays qui regarde devant lui. C’est ce qui m’a plu ici.

Publicité évènementielle pour la Coupe du Monde de Rugby 2011, au croisement de Santa Fe et Callao, en septembre.

Comme en France, le rugby est surclassé ici en popularité par le football (sans blague?), mais dans des proportions encore plus nettes. Même la Coupe suscite un intérêt relativement modéré, au point que les gens préfèrent parler du dernier match du Torneo. La performance modeste de l’équipe albiceleste n’a fait qu’alimenter cette relative indifférence, bien qu’ESPN ait consciencieusement couvert l’évènement.

Reste ce beau poster et ce fier slogan, qui jouent opportunément sur le sentiment et les couleurs nationales, affichées sans complexe ni arrière pensée dans ce pays qui regarde devant lui. C’est ce qui m’a plu ici.

— il y a 2 ans avec 1 note
#Barrio Norte  #rugby  #Pura Argentina 
Début décembre à Amaicha del Valle, province de Salta.
Avec une amie, on vient tout juste de s’enfiler un asado délicieux aux relents d’agneau grâce à ce gras juteux et salé. Le temps est sec et chaud, la taverne couverte pleine jusqu’à 15.00, la musique d’un trio accompagne le tout.
Le dessert est renversant aussi : un fromage de chèvre sur un lit de fruits confits achève de me satisfaire. D’humeur repue, je prends l’appareil pour capturer ce moment de digestion écrasante, avec ce monsieur qui vient de s’asseoir et a commandé à manger.

Début décembre à Amaicha del Valle, province de Salta.

Avec une amie, on vient tout juste de s’enfiler un asado délicieux aux relents d’agneau grâce à ce gras juteux et salé. Le temps est sec et chaud, la taverne couverte pleine jusqu’à 15.00, la musique d’un trio accompagne le tout.

Le dessert est renversant aussi : un fromage de chèvre sur un lit de fruits confits achève de me satisfaire. D’humeur repue, je prends l’appareil pour capturer ce moment de digestion écrasante, avec ce monsieur qui vient de s’asseoir et a commandé à manger.

— il y a 2 ans
#Amaicha del Valle